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P comme passons à la vitesse supérieure |
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C’est le titre choisi par la Commission pour la Communication (COM(2006)30 du 25 janvier 2006) qui définit « le nouveau partenariat pour la croissance et l’emploi.
Il suffit de lire le premier paragraphe pour comprendre que cela ne va pas être du gâteau ! Ci-dessous le texte intégral : on aurait difficilement pu l’imaginer : « En 2005, l’UE a posé un geste décisif en décidant d’imprimer un nouvel élan à la croissance et à l’emploi. Cette année-là, en effet, la logique selon laquelle nos problèmes communs exigent des solutions communes a obtenu une consécration sans précédent (ah bon ? ndlr). La Stratégie de Lisbonne revisitée a montré qu’une campagne européenne en faveur de la croissance et de l’emploi pouvait et devait former un tout supérieur à la somme de ses parties (s’ils le disent ndlr). Il ressort clairement de la réunion des dirigeants européens à Hampton Court que l’Europe est indispensable à la résolution des problèmes mondiaux. Les participants à cette réunion ont approuvé sans réserve l’analyse des obstacles qui se dressent devant nous telle qu’établie par la CE, de même que l’ambitieux dispositif destiné à en venir à bout. Tous ont convenu que le potentiel de l’Europe élargie ne saurait être tenu pour acquis et qu’il fallait agir pour l’exploiter de manière exhaustive et garantir un développement durable à longue échéance (on a échappé de peu au développement durable à courte échéance ndlr) ».
C’est surréaliste et un peu méthode Coué mais c’est beau l’Europe de nos dirigeants.
Dommage que le paragraphe suivant commence par « Cette ébauche de consensus transparaît à nouveau dans les programmes nationaux de réforme… » En passant à la vitesse supérieure, ne risque-t-on pas de s’emballer !
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